Instauration d’un Test d’Orientation pour l’Enseignement Supérieur

23 novembre 2017 à 12:16

 

Obligatoire mais non contraignant, il permettra à l’étudiant de s’évaluer avant d’entamer un cursus supérieur

Les députés Françoise BERTIEAUX, Patricia POTIGNY et Fabian CULOT ont déposé une proposition de décret introduisant un Test d’Orientation pour l’Enseignement Supérieur (TOES) au terme de l’enseignement obligatoire.
Face au taux d’échec en 1ère Bac qui demeure très élevé – soit 65% - et face à l’investissement humain et financier que cela représente pour les familles, les établissements d’enseignement supérieur et la Fédération Wallonie-Bruxelles, aucune solution pérenne n’a jusqu’ici été présentée par le gouvernement PS-cdH.

En 2005 déjà, le MR proposait un test quelque peu similaire, rejeté alors par la majorité. Douze ans plus tard, le Collège d'experts de l'Ares ne dit pas autre chose: "il est indispensable d'établir, pour tout futur étudiant, un diagnostic de ses connaissances, de ses capacités et de ses compétences. Sur la base de ce diagnostic, chaque futur étudiant, en tant que jeune adulte responsable, a la possibilité de faire les choix judicieux pouvant répondre à ses ambitions personnelles."

Faire le point sur ses acquis, mettre le doigt sur les lacunes éventuelles tant en ce qui concerne le jeune que certaines disciplines données dans le secondaire. Le jeune disposera ainsi d’une information objective sur son niveau avant d’entreprendre un cursus dans le supérieur.
« Ce test permettra à des jeunes, dorénavant mieux informés de leur niveau de compétence, de profiter éventuellement du temps qui reste avant l’inscription pour combler certaines lacunes qui auraient été décelées. De plus en plus d’établissements d’enseignement supérieur mettent en effet en place des dispositifs de remise à niveau pour leurs futurs étudiants. Cela leur évitera sans aucun doute l’échec et la démotivation que de trop nombreux jeunes éprouvent actuellement dans le supérieur. De plus, de bons résultats lors du test pourront inciter certains à s’inscrire dans une filière à laquelle ils n’auraient pas pensé de prime abord, ou, tout simplement, à s’inscrire dans un établissement d’enseignement supérieur alors qu’ils y auraient peut-être renoncé », explique Françoise BERTIEAUX, Chef de Groupe MR au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.


Il s’agirait d’un test obligatoire et, dès lors, une attestation de présentation du test sera délivrée à l’étudiant qui devra la présenter lors de son inscription dans le supérieur, mais non contraignant (sa réussite ne conditionne pas la réussite de l’année scolaire, ni ne limite le choix de filière dans le supérieur), organisé annuellement et ce, dès la fin de l’année scolaire 2018-2019 pour tous les étudiants qui présenteront le CESS (Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur).
Chaque étudiant prendra connaissance, en toute confidentialité, de son résultat et de la moyenne générale en Fédération Wallonie-Bruxelles
Les établissements scolaires auront pour leur part connaissance du niveau moyen de leurs élèves par rapport à la moyenne en Fédération, ce qui leur permettra d’évaluer la qualité de leur enseignement sans toutefois qu’aucun classement ne soit établi entre eux. Il va de soi que la moyenne d’une école ne sera communiqué dès lors qu’à elle seule.

Photos

7 décembre 2017

Cover Photos

Toutes les photos

6 décembre 2017

Timeline Photos

Toutes les photos

Programme

Notre programme

Découvrez notre Manifeste et notre programme 2018

Programme complet